Parler de ce qu'on sait oui, mais ... Pas que. Il faut aussi savoir parler d'autres choses et aller se renseigner, se documenter à propos des choses que l'on ne connait pas. Toutefois, il ne faut pas, selon Laferrière, tomber dans l'excès des américains et commencer à donner trop de détails à propos de tout. C'est vrai qu'il vaut mieux aller à l'essentiel et donner quelques petits détails plutôt que de faire que le lecteur se perd dans des longues descriptions inutiles.
Il faut tout de même que l'écrivain qui parle d'un sujet qu'il ne connait pas fasse ses recherches, car le lecteur offre souvent une confiance aveugle en ce que l'écrivain écrit alors il faut que ce soit vrai, des faits. Mais il ne faut pas en étouffer le lecteur. La recherche oui, mais la réalité aussi. On doit sentir qu'il y a de la vie sous toutes la documentation. Il faut laisser son personnage boire un verre sans en décrire toutes les composantes. Après tout, si il commande une boisson, ce n'est qu'un détail pour le lecteur. Le lecteur s'intéresse très peu à savoir combien de millilitres il y a de vodka ou de rhum dans sa boisson.
Les faits sont importants, mais la réalité, l'essence même de la vie qui se cache derrière certains écrits empli d'informations trop sérieuse, est tout aussi importante.